Rentrée 2021 : prime d’attractivité, forfait mobilités durables, 7e échelon de la Hors Classe...

dimanche 15 août 2021

En 2021, le ministère dispose d’une enveloppe de 400 M€ pour revaloriser ses personnels et accompagner la transformation des métiers de l’éducation (500M€ en année pleine). C’est le fameux grenelle de l’Education !
Et en même temps, le ministère rend (25 janvier 2021), à Bercy une enveloppe de 200 millions d’euros, au titre que la somme n’aurait pas été dépensée. « Sont annulés, pour 2020, des crédits pour un montant de 212 501 312,60 euros » peut-on lire au Journal Officiel du dimanche 24/01.
Les annonces de revalorisation sont des illusions. En effet, selon le chercheur

Donc qu’en est-il exactement au bout du compte ?

Les annonces de revalorisation par le ministère sont des illusions. Auteur de Salaires des enseignants. La chute, qui vient de paraître aux éditions de L’Harmattan, Bernard Schwengler, docteur en science politique et enseignant en sciences économiques et sociales analyse le processus de baisse de la rémunération des enseignants depuis les années 1980.

Dans le budget de l’Éducation nationale, les dépenses correspondant aux rémunérations d’activité des personnels s’élèvent à près de 40 milliards d’euros. Une rallonge budgétaire de 500 millions d’euros représente 1,25 % de ce montant. Cela correspond à peu près au rythme annuel moyen d’inflation. En d’autres termes, pour compenser les effets à la baisse sur les salaires des enseignants provoqués par l’inflation, il faudrait chaque année une rallonge budgétaire de près de 500 millions d’euros explique t’il...

Des miettes pour certains enseignant.es et rien pour la majorité d’entre nous !

Une nouvelle prime vient d’être créée pour certains personnels de l’enseignement. Il s’agit de la prime d’attractivité, aussi appelée « prime Grenelle » . Le montant de la prime Grenelle varie en fonction de l’ancienneté. Depuis mai 2021, ce supplément financier est versé chaque mois à terme échu.

La prime d’attractivité mise en place en 2021 est modulable et dégressive en fonction de l’ancienneté :
Si vous êtes fonctionnaire : le montant de la prime varie en fonction de votre échelon
Si vous êtes contractuel : le montant de la prime varie en fonction de votre indice

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En résumé, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, les montants versés au titre de la prime d’attractivité permettent :
- Une augmentation de 100 euros nets chaque mois pour les personnels d’enseignement au 2e échelon, et d’au moins 36 euros nets mensuels pour les titulaires au 7e échelon
- Une augmentation de 27 à 54 euros nets par mois pour les personnels contractuels de l’enseignement situés entre le 1er et le 7e niveau

Voici le lien pour calculer votre revalorisation sur le site de nos collègues de Sud Education : https://www.sudeducation.org/prime-dattractivite-quel-montant/

Le SUNDEP Solidaires ne décolère pas d’un tel mépris des enseignant.es qui ne verront pas leur salaire revalorisé à partir de l’échelon 8 pourtant enseignants depuis de nombreuses années.
Pire, le décret écarte du versement de la prime les personnels les moins bien rémunérés de l’Éducation nationale, comme les AESH (très majoritairement des femmes). Enfin, au sein même des personnels enseignants, le mode de calcul de la prime diffère selon si les personnels sont titulaires ou non. Le ministère a pour l’occasion inventé des quasi-échelons, systématiquement inférieurs à ceux des professeur.es des écoles et des certifié.es en termes de rémunération, et qui pourtant prévoient un montant plus faible de la prime. C’est une rupture d’égalité flagrante entre personnels, qui montre la volonté du ministère de créer peu à peu un sous-statut pour les enseignant.es contractuel.les, moins rémunéré et moins protecteur.

SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, dénonce le gel du point d’indice, et revendique une augmentation des salaires inversement proportionnelle. Cela signifie que si l’ensemble des personnels doivent voir leur rémunération augmenter, l’augmentation doit être plus forte pour les indices plus bas que pour les indices élevés.

Pour mémoire, depuis 1995, le gel du point d’indice a conduit les salaires dans la fonction publique à baisser de 19,82% en raison de l’inflation.

SUD éducation et SUNDEP Solidaires, syndicats de transformation sociale luttant pour une redistribution des richesses plus juste, portent la revendication d’une telle augmentation aurait le mérite de tendre vers l’égalité salariale.

Tous les communiqués sont publiables sur vos panneaux syndicaux dans vos établissements.


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