Les classes préparatoires touchées par la crise ?

samedi 12 février 2011

Certains rectorats ont décidé de réduire la dotation horaire globale de certaines classes Prépa en fonction de l’insuffisance du nombre d’étudiants par rapport à l’effectif supposé normal (de 48), et de diminuer de 10 % le nombre d’heures d’interrogation.

Comme pour les lycées il s’agit de simples mesures d’ordre budgétaire qui ne font aucun cas des besoins de fonctionnement des CPGE. Elles conduisent, craint-on, au mieux à des regroupements ou à des non-dédoublements, au pis à la suppression d’options obligatoires ou à la non-rémunération de certaines tâches assurées par les professeurs.

On s’inquiète également de la fermeture de plusieurs CPGE, notamment scientifiques, notamment des classes dites « de proximité », les enseignants étant affectés par des mesures de carte scolaire.

La chose est d’autant plus surprenante que le 24 janvier dernier Valérie Pécresse a annoncé l’ouverture de 42 nouvelles CPGE* , sur lesquelles 12 ouvertures relèvent de l’enseignement privé. Ces ouvertures ont parfois lieu là même où on ferme des classes de l’enseignement public, comme dans l’académie de Lille.

Tout aussi inquiétant pour les structures publiques, est le fait que la majorité d’entre elles font l’objet de conventions avec un établissement d’enseignement supérieur, permettant « de décloisonner les formations de niveau Licence et d’assurer ainsi la fluidité des parcours pour le plus grand bénéfice des étudiants. »

En d’autres termes, de quoi faciliter leur fermeture future...

* Rentabiliser l’Université (et autres filières du supérieur), l’objectif du nouveau plan Licence de V. Pécresse

« Parce que l’objectif, bien sûr, c’est l’emploi »

Valérie Pécresse a installé le Comité d’orientation de la nouvelle licence, chargé d’examiner les évolutions souhaitables de l’arrêté licence et d’élaborer un cadre commun des référentiels de formation articulant savoirs académiques et compétences professionnelles. À cette occasion, la ministre a réaffirmé son objectif de faire de la licence un diplôme de référence pour l’emploi et pour la poursuite d’études.

C’est ce que dit clairement le site du ministère qui présente ces nouvelles idées pour la licence.

Selon la conclusion du *Plan Réussir en Licence* , cela se traduirait par la mise en place de trois chantiers :

1-« Rénover la formation et l’organisation de la Licence » (dont introduction obligatoire d’un semestre de professionnalisation) ;

2- « Rendre lisibles les compétences » ? « Référentiels de formation" qui articulent étroitement savoirs académiques et compétences professionnelles. ;

3- « Décloisonner les 4 filières post-Bac » (soit en finir progressivement avec IUT, BTS, CPGE).

4 - Donner [encore] plus d’autonomie aux universités.

Tout cela doit passer par la conception de nouvelles formations, de nouveaux parcours, plus différenciés, plus attractifs, mieux adaptés au projet, au niveau et à la trajectoire individuelle de chaque étudiant : parcours d’excellence, de soutien, bi-licences, cycles préparatoires, passerelles.., afin de décloisonner les différentes voies.

* lire

http://blog.educpros.fr/blog/2011/02/01/842-cpge-dont-%E2%80%9C42%E2%80%B3-nouvelles/

et source mammouth déchainé



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