Statut des enseignants sous contrat, salaires, l’enseignement catho se lâche avant les présidentielles !

jeudi 2 mars 2017

On privatise le statut des enseignants sous contrat, d’ailleurs pourquoi un statut ?
Même pas besoin de statut, ils sont embauchés par le directeur, et leur salaire dépend de leur euh ... (piston ?) mission !!!!

Voilà ce qui est clairement énoncé par le secrétaire général de l’enseignement catho dans « la contribution de l’enseignement catholique pour l’école » qui se veut une réflexion destinée aux candidats à la présidence.

« L’avenir du pays se joue dans son école » pour Pascal Balmand, secrétaire général de l’enseignement catholique !

Mais alors pourquoi parle-t-il de « son » école ? Il veut aussi privatiser le public ?
Ah mais rien d’étonnant à cela quand on se prend pour un ministre bis !

Dans « son » école, à condition de tout privatiser, « désétatiser » !

1-Le statut des enseignants

« C’est aussi un nouveau statut des enseignants que demande l’enseignement catholique. Plus que d’autonomie des établissements il est question de donner » la pleine responsabilité de l’établissement au chef d’établissement« . L’enseignement catholique veut » redéfinir les règles du recrutement et du statut d’enseignant, pour attirer de nouveaux talents« et revoir la rémunération des enseignants selon »le périmètre de leurs nouvelles missions« . Leur évaluation dépendrait de » la prise en compte des performances".
Pascal Balmand demande aussi l’annualisation du service des enseignants, la bivalence au collège et l’obligation de faire des remplacements dans des disciplines proches de la sienne."

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2- Des programmes à la carte (des établissements)

"Si l’Etat garderait la rédaction des programmes, chaque établissement disposerait d’une large autonomie dans leur application.

L’enseignement catholique veut « promouvoir une flexibilité concertée dans l’utilisation des heures d’enseignement, pour favoriser la capacité d’adaptation des équipes pédagogiques aux besoins des élèves ». Au niveau de l’établissement, « il faut passer d’un pilotage par décret et par circulaire à une culture du contrat : elle permet que le projet de l’établissement se développe de manière autonome, et qu’il se réfère cependant à des objectifs partagés avec l’Etat ». En ce sens il demande d’attribuer à chaque établissement les moyens de son autonomie, notamment la pleine responsabilité du chef d’établissement et une gestion de la dotation horaire réellement globale et autonome".
Interrogé par le café pédagogique, P Balmand estime qu’il ne s’agit pas d’un effacement de l’Etat mais « d’un glissement différend au sein de la puissance publique », les collectivités locales et surtout la région se substituant à l’Etat sur une base contractuelle.

Ah mais non ! Plus question d’enseigner les programmes de l’Education Nationale, on « trie », on « adapte » ... Pourquoi enseigner tout ce qui est « gênant » ...? en Histoire, SVT, voire littérature, « vade retro satanas » !

Et bien sûr s’appuyer sur les pouvoirs locaux plus faciles d’accès et plus sensibles à une certaine pression ...et entre notables c’est lus facile ... plus facile aussi de se poser en « recteur bis » pour les directeurs diocésains...

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3- Des « recettes » déjà testées ... et un échec cuisant

"L’enseignement catholique propose d’appliquer en France, avec retard, les recettes du new public management déjà essayées en Angleterre ou en Suède.

La responsabilisation des enseignants liée à l’individualisation de leur rémunération, le passage d’un statut d’agent public à celui d’employé d’un établissement, tout comme le passage des établissements d’une gestion nationale à une contractualisation locale a été testée par exemple en Suède. Le pays a aussi essayé le chef d’établissement tout puissant.

L’échec est cuisant :niveau des élèves en baisse, pénurie d’enseignants et chefs d’établissement dégoûtés.

4- Sans oublier un coup de pouce au hors contrat !

Poussé (s’il a besoin d’être poussé !) par son aile intégriste qui a ouvert des écoles hors contrat catho intégristes, le sgec demande de la souplesse (pas d’autorisation ni de contrôle par le recteur) et une diminution du délai de 5 ans de fonctionnement pour le passage sous contrat (et le financement de l’Etat !)

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Fallait-il (faut-il) que l’enseignement catho ait cru l’élection présidentielle gagnée pour s’avancer ainsi ...???

Notre position en un seul mot

 RESISTER


Café Pédagogique

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