Menaces sur les retraites complémentaires de droit privé : la retraite complémentaire pour tous ARRCO et la retraite des cadres AGIRC

mardi 17 février 2015

- l’augmentation du nombre de chômeurs
- les demandes toujours pressantes d’exonération des charges sociales par les patrons avec une soi-disant contrepartie d’embauche
- une spéculation sans doute dans des hedge funds des fonds de retraite au temps où les caisses étaient excédentaires
...
et voilà le MEDEF vent debout pour retreindre les droits et diminuer le pouvoir d’achat des retraités !
Un véritable scandale !

Les négociations se sont ouvertes entre partenaires sociaux le mardi 17 février 2015 .

Depuis 2003, la somme des cotisations perçues par l’AGIRC ne permet plus de couvrir le paiement des pensions et l’organisme puise dans ses réserves pour maintenir le montant des retraites.

Les réserves seront épuisées en 2017. Sauf nouvel accord paritaire, toutes les pensions AGIRC devraient être diminuées de 5,15 % en 2018. La situation est identique à l’ARRCO avec un horizon d’épuisement des réserves à 2027 entraînant une diminution de toutes les pensions ARRCO de 10,48 % en 2028.

 Pour le MEDEF

- le MEDEF souhaite la disparition de l’AGIRC par fusion des caisses AGIRC et ARRCO, ce qui lui permettrait ensite de dénoncer la concenvion collective des cadres de 1947, mettant ainsi fin à la notion de cadres, donc à l’emploi des cadres comme de simples employés eux-même remplacés par des précaires : le rêve MEDEF quoi !

- bien sûr la GMP garantie minimale de points (dont bénéficient la plupart des profs du privé avant le 10e échelon des certifiés ou PLP ou PE) disparaitrait !

Les conséquences pour les cadres ?
Un refuge vers la capitalisation bien sûr !
Quelle conséquence ?
La mise en place de l’AGIRC, pour les cadres, a été la contrepartie de leur affiliation à la Sécurité sociale , de manière à vaincre leur scepticisme vis à vis de la répartition, pourtant garante de la solidarité intergénérationnelle .
Mais à partir de là, les cadres voudraient-ils continuer à cotiser au régime général, s’ils doivent épargner par capitalisation ?
Ce serait dans ce cs tout l’édifice qui s’écroulerait !

- le MEDEF propose aussi de faire passer le paiement des retraites ARRCO et AGIRC de 62 à 64 ans même pour les salariés qui auraient tous leurs trimestres à 62 ans !
Voire même un abattement sur toutes les retraites complémentaires pour les retraites prises avant 67 ans !
Qui pourrait vivre avec seulement la retraite du régime général pendant 2 ans ? Donc de fait l’âge de départ à la retraite serait encore reculé de 2 ans !
Et que deviennent les chômeurs pendant ce temps ?

- autres « pistes » évoquées : la diminution de la majoration pour 3 enfants, la diminution de la réversion ....

 Bref du MEDEF pire que jamais !

Mais pourtant les solutions existent, les ressources existent !

- Fin d’exonération de cotisations patronales (exonération qui ne crée de toutes façons pas d’emploi)

- alignement réel des salaires Femmes -Hommes (et donc augmentation des rentrées de cotisation)

- augmentation du nombre de points GMP (et augmentation des cotisations correspondantes)

- augmentation du taux de cotisation (et de différenciation entre taux d’appel et taux pour l’obtention des points)

- et pour quoi pas la mise en place d’une cotisation patronale liée aux plans épargne entreprise...?

  SOYONS VIGILANTS SUR LA SUITE DES NEGOCIATIONS ET SOYONS PRETS A NOUS MOBILISER !


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