Le Conseil d’Etat annule la mastérisation !

mercredi 6 juin 2012

Coup de théâtre : par un arrêt rendu le 1er juin, le Conseil d’Etat fixe au 31 juillet 2012 la date d’application par l’Etat des arrêts de novembre 2011. « Les annulations prononcées par les articles 1er et 2 de la décision n° 341775, 343288, 343336 et 343362 du Conseil d’Etat du 28 novembre 2011 prennent effet à la date du 31 juillet 2012 »

Le journal « Le Monde » daté du 5 juin, annonce ce « nouveau rebondissement dans la saga de la mastérisation ».

Rappelons que cet arrêt avait été demandé par la FCPE, le SNES et SUD Education !

L’arrêt repose sur un vice de procédure soulevé par le Conseil d’Etat. Dont la formulation en langage juridique n’est pas flatteuse, « l’incompétence du ministre de l’éducation nationale », Luc Chatel, qui avait signé, seul, les arrêtés du 12 mai 2010 concernant la mastérisation et la suppression des IUFM, en se passant de la signature de son homologue à l’enseignement supérieur, qui était alors Valérie Pécresse. Or les IUFM relevaient de sa compétence.

La question maintenant est que va faire le nouveau ministre Vincent Peillon ? Il n’avait n’a pas caché vouloir engager, parmi ses chantiers prioritaires, une réforme de la formation des enseignants, le Conseil d’Etat vient de le prendre de vitesse.
En toute logique le ministre devrait revenir à l’ancien système de formation des enseignants et décharger les stagiaires, mais gros problème : la rentrée organisée par Luc Chatel ne lui en donne pas les moyens.

Dans l’ancien système de formation les enseignants stagiaires disposaient d’une large décharge de cours, un retour à ce système si le gouvernement ne légifère pas avant le 31 juillet, impliquerait de créer 4000 nouveaux postes pour compenser ces décharges, où le ministre peut-il les trouver ? Un vrai casse-tête !

Affaire à suivre ......

Lien vers l’article du Monde

Lien vers l’analyse du Café pédagogique du 6 juin


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