Pétition : Vers un désintérêt supérieur de l’enfant ?

vendredi 20 janvier 2012

VERS UN DÉSINTÉRÊT SUPÉRIEUR DE L’ENFANT ?

Le 2 juillet 1990, la France ratifiait la Convention des Droits de l’Enfant, texte qui nous invitait à réfléchir sur la place que la société faisait et fera à l’enfant. Ce texte s’inspire de la Déclaration des droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1959 par l’Assemblée des Nations Unies. Dès lors, la notion « d’intérêt supérieur de l’enfant » apparaitra régulièrement et sous-tendra les modifications de Lois concernant les enfants.

La grande majorité des professionnels de la protection de l’enfance tire le signal d’alarme !
Actuellement, dans le cadre de la mesure d’Investigation et d’Orientation Educative, chaque travailleur social à temps plein prend en charge 36 enfants par an et chaque psychologue 127. En 2012, avec la nouvelle mesure ce seront 42 enfants par travailleur social et 145 par psychologue qui seront pris en charge sur l’année réduisant nettement le temps qui sera consacré à chacun d’eux.

Les restrictions budgétaires touchent certains des partenaires des travailleurs sociaux intervenant auprès des enfants et de leurs familles. L’Education Nationale a été le plus durement touchée cette dernière décennie, perdant un grand nombre de ses fonctionnaires. Ces suppressions de postes entraînent la fermeture des RASED (Réseau d’Aide Spécialisée aux Enfants en Difficulté), et mettent en difficulté les CMPP (Centre Médico-Psycho-Pédagogiques) dont certains de leurs professionnels relèvent de l’Education Nationale. Les enfants devant bénéficier d’un soutien spécialisé se trouvent dès lors entravés dans leurs apprentissages.

Pour les plus jeunes enfants (moins de 6 ans), la baisse des moyens est également gravissime. En effet, les Centres de Protection Maternelle et Infantile (suivi médical des enfants de 0 à 6 ans) ne peuvent plus, pour la plupart, assumer pleinement leurs missions. Certains centres se limitent en effet à l’accueil des moins de deux ans, voire des moins de 18 mois.

Pour les plus grands, le constat est tout aussi édifiant. Bon nombre d’adolescents en difficulté, dont la souffrance peut s’exprimer notamment dans le cadre scolaire (échec, désinvestissement, absentéisme, exclusion temporaire et définitive) demeurent sans solution de prise en charge et totalement livrés à eux-mêmes, au risque de dérives délinquantes et de passages à l’acte gravissimes (suicides et agressions).

Tous les établissements scolaires ne disposent pas en nombre suffisant d’assistantes sociales ou d’infirmières qui pourraient mener un travail de prévention auprès des jeunes.

Une société qui sacrifie ses enfants sur l’autel des économies budgétaires se réserve des lendemains qui déchantent.

L’équipe du Pôle Investigation du Service Social de l’Enfance de l’Essonne lance une pétition contre « le désintérêt supérieur de l’enfant » !

Signez, faites signer cette péttion :
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N18354


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